Le décret du Président Général Mamadi Doumbouya, fixant au 21 septembre 2025 la tenue du référendum constitutionnel, marque un tournant décisif dans l’histoire politique guinéenne et aussi dans celle de la transition en cours.
Ce scrutin projeté, sera une étape clé pour consolider l’État de droit et moderniser nos institutions républicaines.
Ce qui interpelle tous les citoyens guinéens, particulièrement la jeunesse politique que nous sommes, fer de lance de toute transformation sociopolitique.
En conséquence, au nom du FONAJEP, nous appelons toute la population guinéenne à s’approprier de ce processus, en commençant par le recensement biométrique, pierre angulaire d’un fichier électoral crédible, et par la continuité des débats éclairés sur le projet de nouvelle Constitution.
La date du 21 Septembre 2025, décrétée après des mois de spéculations, répondre à un double impératif : laisser le temps nécessaire à une préparation minutieuse, tout en évitant un report qui minerait la confiance citoyenne. Cependant, ce calendrier ambitieux soulève des questions légitimes à notre niveau.D’abord, la Guinée a connu durant des décennies, des fichiers électoraux contestés, véritables sources de crises post-électorales récurrentes.
Nous estimons que le recensement biométrique, s’il est mené avec rigueur, pourrait rompre avec cette logique de défiance. Ensuite, le projet de nouvelle Constitution, bien que peu assimilé par les citoyens à la base, est la première phase de notre retour à l’ordre constitutionnel. De ce point de vue, son contenu doit être expliqué davantage et porté par un consensus national.
La jeunesse politique, à travers le FONAJEP, insiste sur le fait que : ce référendum ne doit pas être un simple exercice technique, mais un moment refondateur où chaque Guinéen voire tous les Guinéens, surtout les jeunes, se reconnaîtront dans ce nouveau pacte républicain.Quand au recensement biométrique, promettant un fichier électoral « crédible et accepté par tous».
Il faut noter que certes, la biométrie est une avancée technologique majeure, il ne faut pas cependant ignorer le fait que sa réussite sera consécutive à une mobilisation massive des citoyens à la base. C’est pourquoi pour nous, il faut s’y intéresser ?
– Pour éviter que des milliers de citoyens, notamment en zones rurales, ne jouissent de leur droit de vote au moment venu;
– Pour de même établir un fichier électoral fiable et accepté de toutes les parties prenantes au processus, ce qui serait une garantie contre les requêtes de fraude, très récurrentes dans nos cycles électoraux ;
– Pour aussi une participation massive au recensement biométrique, qui renforcera non seulement la légitimité mais aussi la crédibilité du scrutin, quel qu’en soit le résultat.
Le FONAJEP, partant de tout ce qui précède, envisage de mettre en place au sein de ses 33 antennes préfectorales des « Foras Constitution » animés par des jeunes délégué-e-s du FONAJEP et ouvert à tout autre citoyen.
Sans considérations partisanes, le FONAJEP appel la jeunesse guinéenne au sursaut patriotique et à incarner la voix de la raison historique.
Le 21 Septembre 2025, ne doit pas être une date de division, mais celle de la renaissance d’une Guinée réconciliée avec elle-même et avec tous ses fils et filles.
La jeunesse politique guinéenne que nous sommes est absolument résolue et se dit prête à assumer ce double devoir : historique et patriotique. Et cela jusqu’au bout.
POUR LE FONAJEP
Président du B.E.N
Yatigna MANSAR